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France

Logiciel de caisse pour pressing : ce qu’il doit tenir, et ce que la loi demande en 2026

Un pressing n’encaisse pas, il prend en dépôt. C’est toute la différence entre une caisse de commerce et une caisse de pressing, et c’est pour cela qu’un logiciel générique finit toujours doublé d’un cahier. Cette page fait le tour de ce qu’une caisse doit savoir faire au comptoir, puis de ce que la loi exige depuis 2018, et de ce qui a changé en 2026.

En bref

  • Un pressing assujetti à la TVA qui enregistre les paiements de ses clients particuliers dans un logiciel ou un système de caisse doit utiliser une caisse inaltérable, sécurisée, conservée et archivée (article 286, I, 3° bis du code général des impôts).
  • La loi n’oblige pas à avoir une caisse. Elle encadre celle que vous utilisez.
  • Depuis le 21 février 2026, la conformité se prouve soit par un certificat d’un organisme accrédité, soit par une attestation individuelle de l’éditeur. La certification n’est plus la seule voie.

Au comptoir : le dépôt, le ticket, la date

Tout commence par une commande qui n’est pas une vente : des pièces arrivent, elles sont décrites, et elles repartiront. Ce que la caisse doit faire en une trentaine de secondes, client devant vous :

  • Saisir les pièces d’un geste, depuis votre catalogue et vos prix. Chemise, pantalon, costume deux pièces, manteau, couette, tapis : chacun son tarif, son délai, ses options de finition.
  • Calculer la date de retrait toute seule, en tenant compte de vos jours de fermeture et du délai propre à l’article. Une couette rendue le lendemain, personne n’y croit.
  • Imprimer le ticket de dépôt, que le client emporte, et les étiquettes qui suivent les pièces à l’atelier.
  • Noter ce qui compte : une tache signalée, un bouton manquant, un vêtement fragile. Ce qui n’est pas écrit au dépôt se discute au retrait.

Au retrait : retrouver, contrôler, encaisser

Le client revient, souvent sans son ticket. La caisse doit retrouver la commande au nom, au téléphone ou au numéro, afficher ce qui est prêt, et encaisser le solde. Avec des étiquettes code-barres, la pièce porte son numéro et se scanne ; avec l’option RFID, le contrôle au retrait vérifie qu’aucune pièce ne manque avant que le client ne parte.

C’est là que se joue la moitié des tensions du métier : un vêtement qu’on ne retrouve pas, une commande rendue incomplète. Une caisse qui sait où est chaque pièce règle le problème avant qu’il n’existe.

L’argent : moyens de paiement, TVA, clôture

  • Plusieurs moyens de paiement sur une même commande : espèces, carte, virement pour les clients en compte, avoir.
  • La TVA à 20 %, ventilée sur le ticket et dans vos états. Si vous pratiquez plusieurs taux, chaque article porte le sien.
  • Une clôture par journée : le total vendu, le total encaissé, la répartition par moyen de paiement, les écarts de tiroir. C’est l’état que vous regardez le soir, et celui que votre comptable vous réclamera.
  • Les acomptes et les forfaits prépayés, si vous en vendez, avec le solde qui se décompte tout seul.

Ce que la loi demande à un pressing qui encaisse

Qui est concerné

L’obligation vient de l’article 286, I, 3° bis du code général des impôts, en vigueur depuis le 1er janvier 2018. Elle s’applique à un assujetti à la TVA qui enregistre dans un logiciel ou un système de caisse les règlements de ses clients particuliers, quel que soit son secteur. Un pressing de quartier est donc concerné dès qu’il encaisse ses clients dans une caisse, y compris si cette caisse est en ligne. S’il travaille aussi pour des professionnels (hôtels, restaurants), il reste concerné pour la partie particuliers.

Deux précisions que l’on lit rarement :

  • La loi ne vous oblige pas à vous équiper d’une caisse. Elle fixe des règles pour celle que vous utilisez. Un pressing qui tient un cahier n’est pas en infraction au titre de cet article ; il a d’autres obligations de tenue de ses recettes.
  • Les entreprises en franchise en base de TVA (article 293 B du CGI, le régime de beaucoup de micro-entreprises) ne sont pas soumises à cette obligation.

Les quatre conditions, dites simplement

  • Inaltérabilité : un encaissement enregistré ne peut plus être modifié ni effacé. Une erreur se corrige par une écriture contraire, qui laisse la trace de la première.
  • Sécurisation : les données sont protégées et leur intégrité est vérifiable, notamment par des clôtures périodiques, dont une clôture par exercice.
  • Conservation : les données sont conservées pendant le délai légal et restent consultables.
  • Archivage : à la clôture de l’exercice, une archive complète est produite, figée, et relisible en cas de contrôle.

Comment on le prouve : certificat ou attestation

Pendant un an, la règle a changé deux fois. La loi de finances pour 2025 avait supprimé l’attestation de l’éditeur et réservé la preuve à un certificat délivré par un organisme accrédité. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 125) l’a rétablie : depuis le 21 février 2026, vous pouvez présenter soit le certificat d’un organisme accrédité, soit l’attestation individuelle délivrée par l’éditeur, établie selon le modèle fixé par l’administration.

Autrement dit : un logiciel non certifié n’est pas pour autant hors la loi. Ce qui compte, c’est que le logiciel remplisse les quatre conditions et que vous puissiez présenter l’un des deux justificatifs.

Que risque-t-on ?

Faute de pouvoir présenter le certificat ou l’attestation lors d’un contrôle, l’amende prévue est de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné (article 1770 duodecies du CGI).

Vérifier l’attestation de votre éditeur

Quel que soit le logiciel que vous utilisez, l’attestation doit être à votre nom (elle est individuelle), datée, signée par l’éditeur, et désigner le logiciel et sa version. Un document générique téléchargé sur un site, sans votre nom, ne vaut pas attestation individuelle. Rangez-la avec vos documents comptables : c’est elle qu’on vous demandera.

Ce que fait Pressia pour cette obligation

Trois mécanismes, que vous pouvez constater pendant l’essai :

  • un journal des encaissements chaîné par empreinte, en écriture seule : rien ne s’y modifie ni ne s’y efface, une erreur se contre-passe ;
  • une clôture par journée qui porte son empreinte, et qui vous est remise ;
  • une archive annuelle de l’exercice, complète et relisible, dans des fichiers ouverts.

Pressia n’est pas certifié NF525, et nous ne le prétendons pas.

Nous vous remettons l’attestation individuelle de l’éditeur, nominative, au titre de l’article 286, I, 3° bis du CGI, dès l’ouverture de votre abonnement. Elle suit le modèle fixé par l’administration.

Le détail, en bref

Les clients professionnels, si vous en avez

Hôtels, restaurants, maisons de retraite, cabinets : ils ne paient pas au comptoir. Il leur faut des tarifs négociés, un relevé mensuel plutôt qu’un ticket par dépôt, des devis et des factures numérotées avec leurs mentions obligatoires. C’est une autre mécanique que le comptoir, et elle doit vivre dans la même caisse, sinon vous tiendrez deux comptabilités.

C’est aussi la partie de votre activité que la facturation électronique touchera en premier.

Ce qu’un logiciel générique ne fera pas

  • Calculer une date de retrait selon vos fermetures et le délai de l’article.
  • Retrouver un vêtement six semaines plus tard, quand le client rappelle.
  • Prévenir le client que sa commande est prête, sans que quelqu’un décroche le téléphone.
  • Distinguer le dépôt du paiement, l’acompte du solde, la pièce de la commande.
  • Sortir une archive d’exercice que vous pourrez présenter sans rougir.

Un tableur fait illusion à dix commandes par jour. À cinquante, c’est le cahier qui recommence à côté.

Ce que ça coûte

La formule d’entrée est à 39 € hors taxes par mois : caisse, ticket, note, fichier clients, page de suivi en ligne, et le journal des encaissements inaltérable, qui n’est jamais une option. L’essai dure sept jours et ne demande aucune carte bancaire. Le détail des trois formules.

Questions fréquentes

Faut-il un logiciel certifié NF525 pour un pressing ?

Non. Depuis le 21 février 2026, la conformité d’un logiciel de caisse se prouve soit par un certificat délivré par un organisme accrédité (NF525 en est un), soit par une attestation individuelle de l’éditeur. La certification reste possible ; elle n’est plus la seule voie.

Je suis en micro-entreprise, suis-je concerné ?

Si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA (article 293 B du CGI), vous n’êtes pas soumis à l’obligation d’utiliser un logiciel de caisse sécurisé. Si vous facturez la TVA, vous l’êtes dès que vous enregistrez les paiements de vos clients particuliers dans une caisse.

Puis-je garder mon cahier ?

La loi ne vous oblige pas à vous équiper d’une caisse. Le cahier reste possible, avec ses limites : retrouver une commande, prévenir un client, sortir le chiffre du mois. Ce que la loi encadre, c’est le logiciel ou le système de caisse dès que vous en utilisez un.

Une caisse enregistreuse classique ne suffit-elle pas ?

Elle encaisse, et c’est tout. Un pressing ne vend pas un produit, il prend en dépôt des vêtements qu’il doit rendre : il faut savoir quelle pièce appartient à qui, ce qui a été fait dessus, quand elle est promise, et où elle se trouve aujourd’hui. Une caisse de commerce ne porte rien de cela, et le cahier à côté finit par être la vraie base de données.

Que risque-t-on sans attestation ni certificat ?

Une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné (article 1770 duodecies du CGI), si vous ne pouvez présenter ni l’un ni l’autre lors d’un contrôle.

Et si le client perd son ticket ?

C’est le cas courant, pas l’exception. On retrouve la commande au nom ou au numéro de téléphone, en deux secondes. Avec les étiquettes code-barres, la pièce porte son numéro ; avec l’option RFID, le contrôle au retrait vérifie que la commande est complète.

La TVA est-elle gérée ?

Oui, au taux de 20 % qui s’applique à la prestation de nettoyage, ventilée sur le ticket comme dans vos états de fin de journée. Si vous pratiquez plusieurs taux, chaque article porte le sien et la clôture les sépare.

Combien de temps pour être opérationnel ?

Une demi-journée, à distance : votre catalogue d’articles et vos prix, la reprise de votre fichier clients s’il est exportable, vos employés, et la formation de l’équipe au comptoir. L’essai de sept jours vous permet de juger avant, sans carte bancaire.

Sources

  • Code général des impôts, article 286, I, 3° bis et II ; article 1770 duodecies.
  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 125.
  • BOFiP, BOI-TVA-DECLA-30-10-30 (champ d’application de l’obligation) et actualité du 25/03/2026 (rétablissement de l’attestation individuelle de l’éditeur).
  • economie.gouv.fr, « Ce qu’il faut savoir sur la certification des logiciels de caisse » (24/02/2026).
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