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France

Facturation électronique : ce qui change pour un pressing

Deux obligations distinctes, dont l’une a déjà commencé, et un pressing est concerné par les deux. Voici lesquelles, dans quel ordre, et ce que votre logiciel de caisse doit savoir faire d’ici là.

Deux obligations, à ne pas confondre

La réforme porte deux choses différentes sous un même nom, et la confusion coûte du temps à tout le monde.

  • La facturation électronique concerne les ventes entre entreprises. Une facture ne sera plus un PDF envoyé par courriel : elle transitera par une plateforme agréée, dans un format structuré que les deux comptabilités savent lire.
  • Le e-reporting concerne tout le reste, et c’est lui qui vous vise en premier : vos ventes aux particuliers. Il ne s’agit pas d’émettre des factures, mais de transmettre périodiquement les données de vos transactions à l’administration.

Un pressing vit des deux côtés. Le comptoir, c’est du e-reporting. Le contrat avec l’hôtel d’en face, la maison de retraite ou le restaurant, c’est de la facturation électronique.

Le calendrier, et la prudence qui va avec

  • Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille. Cette échéance-là ne se contourne pas : ce sont vos fournisseurs qui décident de vous en envoyer.
  • Depuis la même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent les émettre et transmettre leur e-reporting.
  • Les PME, les TPE et les micro-entreprises — un pressing — y passent à compter du 1er septembre 2027.

Vérifiez ces dates auprès de votre expert-comptable. Elles ont déjà été décalées une fois, et un site d’éditeur de logiciel n’est pas une source fiscale. Calendrier tel que publié au 21/09/2026. Ce que nous pouvons vous dire sans risque, c’est ce que le logiciel fait ; pour ce que la loi vous demande, à vous, la bonne personne est votre conseil.

Ce que ça veut dire pour votre caisse, concrètement

Aucune des deux obligations ne se règle la veille. Toutes les deux supposent la même chose : que chaque encaissement existe quelque part, daté, non modifiable, et ressortable. Si vos ventes vivent sur un cahier, dans un tableur ou dans une caisse qui écrase ses totaux à la clôture, il n’y a rien à transmettre le jour venu.

C’est exactement le prérequis que l’article 286, I, 3° bis du code général des impôts impose déjà depuis 2018 : inaltérabilité, sécurisation, conservation, archivage. Une caisse qui le respecte a, par construction, la matière que le e-reporting demandera.

Ce que Pressia fait aujourd’hui

  • Vos factures professionnelles sortent du logiciel avec leurs mentions obligatoires, numérotées en série continue, rattachées au client et à ses commandes.
  • Chaque encaissement est inscrit dans un journal chaîné par empreinte, en écriture seule. Rien ne s’y modifie ni ne s’y efface : une erreur se contre-passe.
  • Chaque journée se clôture sur un état daté qui porte son empreinte, et cet état vous est remis.
  • Chaque exercice produit son archive, complète et relisible, dans des fichiers ouverts.
  • Vous repartez avec vos données : export Excel des clients, des commandes et des encaissements, quand vous le voulez.

Ce que Pressia ne promet pas

La transmission automatique vers une plateforme agréée n’existe pas encore dans le logiciel, et nous ne l’annonçons pas. Nous la préparons. Nous n’avons pas de date publique, et nous préférons cette phrase à un bandeau « prêt pour 2027 » que nous ne saurions pas tenir.

Ce que vous pouvez faire dès maintenant, et qui vaudra quoi qu’il arrive : cesser de tenir vos ventes sur un support qui ne garde rien. Le reste est un raccordement technique, et il se fera de notre côté, sans que vous ayez à changer de logiciel.

Questions fréquentes

Un pressing est-il concerné, alors qu’il vend surtout à des particuliers ?

Oui, par les deux volets. Vos ventes aux particuliers relèvent du e-reporting : ce ne sont pas des factures électroniques, mais des données de transaction à transmettre périodiquement. Vos ventes aux professionnels — hôtels, restaurants, cabinets, entreprises qui vous confient du linge — relèvent de la facturation électronique proprement dite, qui passe par une plateforme agréée.

Faut-il changer de logiciel de caisse à cause de la réforme ?

Pas nécessairement, mais il faut un logiciel qui tienne vos encaissements ligne à ligne et qui sache les ressortir. Un cahier, un tableur ou une caisse qui n'archive rien ne le pourront pas. C'est le même prérequis que l'article 286, I, 3° bis du CGI impose déjà depuis 2018 : un journal inaltérable et une archive.

Pressia transmet-il déjà mes factures à une plateforme agréée ?

Non, et nous ne l'annonçons pas. Nous préparons ce raccordement, sans date publique. Ce que le logiciel fait aujourd'hui : il produit vos factures professionnelles avec leurs mentions obligatoires, et il tient le journal de vos encaissements dans une forme qui ne se réécrit pas. C'est la matière qu'il faudra transmettre ; le tuyau viendra ensuite, et nous le dirons quand il existera.

Que se passe-t-il si je ne fais rien ?

La réception des factures électroniques s'impose à toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026, y compris les plus petites : vos fournisseurs peuvent déjà vous en envoyer, et il faut pouvoir les recevoir. C'est le premier point à régler avec votre expert-comptable, avant même la question de l'émission.

Où trouver le calendrier officiel ?

Auprès de l'administration fiscale et de votre expert-comptable. Les dates de cette réforme ont déjà été décalées une fois : nous indiquons ci-dessus le calendrier tel qu'il est publié au 21/09/2026, et nous vous invitons à le vérifier plutôt qu'à nous croire sur parole.

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